Faits :Â
1. Selon lâarrĂȘt attaquĂ© (Besançon, 27 juin 2019), un jugement dâun tribunal dâinstance du 4 juillet 2013, signifiĂ© le 16 janvier 2015, irrĂ©vocable, a condamnĂ© M. Y… Ă rĂ©aliser, sous astreinte de 15 euros par jour de retard Ă compter du troisiĂšme mois suivant sa signification, divers travaux destinĂ©s Ă rendre dĂ©cents les lieux quâil avait donnĂ©s Ă bail Ă M. X… et Mme Z… (les consorts X…-Z…).
2. Le 20 dĂ©cembre 2017, les consorts X…-Z… ont saisi un juge de lâexĂ©cution aux fins de liquidation de lâastreinte prononcĂ©e.
ApprĂ©ciation de la cour d’appel :
4. LâarrĂȘt, aprĂšs avoir constatĂ© que certains travaux prescrits par le jugement nâont toujours pas Ă©tĂ© rĂ©alisĂ©s, relĂšve que lâattestation en date du 29 janvier 2018 de M. U…, artisan chauffagiste, indique quâil est intervenu Ă plusieurs reprises chez M. X… pour des travaux sanitaires, mais que ce dernier nâa jamais acceptĂ© ses interventions.
5. Il relate que lâattestation de Mme W… Ă©numĂšre les difficultĂ©s auxquelles se sont heurtĂ©s M. Y… et les artisans pour Ă©tablir les devis et faire les premiers travaux et rappelle que M. X… a indiquĂ©, dans un courrier du 5 octobre 2013, quâil refusait que lâartisan en charge de crĂ©er une piĂšce dâeau ait accĂšs Ă lâeau et Ă lâĂ©lectricitĂ© de son domicile.
Solution de la Cour de cassation [rejet du pourvoi] :
6. En lâĂ©tat de ces Ă©nonciations et constatations, relevant de son apprĂ©ciation souveraine de la valeur et de la portĂ©e des Ă©lĂ©ments de fait et de preuve produits, la cour dâappel, qui nâĂ©tait pas tenue de suivre les parties dans le dĂ©tail de leur argumentation, en a souverainement dĂ©duit que M. Y… sâĂ©tait heurtĂ© Ă des difficultĂ©s dâexĂ©cution, tenant au comportement des locataires, constituant une cause Ă©trangĂšre au sens de lâarticle L. 131-4, alinĂ©a 3, du code des procĂ©dures civiles dâexĂ©cution.
7. Le moyen nâest, dĂšs lors, pas fondĂ©.
Portée de la décision :
Câest dans lâexercice de son pouvoir dâapprĂ©ciation souverain quâune cour dâappel, aprĂšs avoir souverainement apprĂ©ciĂ© la valeur et la portĂ©e des Ă©lĂ©ments de fait et de preuves produits devant elle, juge que le propriĂ©taire dâun appartement donnĂ© Ă bail, dĂ©biteur de lâastreinte assortissant sa condamnation Ă y rĂ©aliser certains travaux, sâest heurtĂ© Ă une cause Ă©trangĂšre, au sens de lâarticle L. 131-4, alinĂ©a 3, du code des procĂ©dures civiles dâexĂ©cution, tenant au comportement des locataires, bĂ©nĂ©ficiaires de celle-ci.